8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 20:47

 

 

 

Salut bisame,



Aujourd'hui, pour la suite de cette chronique sur le bilan à mi-mandat de Schweighouse Autrement, je reviens sur la volonté de promotion  de l' «elsassisch » / « alsacien ».

 

 

photo-schweighouse-autrement

 

 

 

 

Pour commencer, et pour changer, je vais vous faire la liste complète des actions menées en ce sens entre le 9 mars 2008 et le 9 mars 2011 :

 

 

 

  -Déjà l'adhésion à l'assocaition « Friehjohr fer unseri Sproch »

 

 

 

 - Mise en place de panneaux bilingues aux entrées de Schweighouse et de plaques de rues bilingues dans la zone industrielle et commerciale

 

 

 

-Programmation de spectacles en alsacien dans la saison culturelle

 

 

 

-Poursuite du soutien aux classes bilingues et au festival Summerlied

 

 

 

-Accueil des 20e rencontres interrégionales des langues et cultures régionales

 

 

 

À cela, il faut rajouter de nombreuses autres actions décidées directement par la municipalité et je vous donne en exemple ma préférée : la mise en place d’enseignes lumineuses de Noël bilingues sur la façade de la maison communale.

 

 

 

Un très fort activisme de la part de Schweighouse Autrement et de son leader qui fut récompensé le 19 mars 2011 par l'obtention d'un prix aux FriehjohrsSchwälmelepriss.

 

 

 

 

 

C'est bien pour l'image de notre ville, bien écornée depuis mars 2008, mais moins bien pour notre dialecte selon moi.

 

 

 

En effet, je reste sceptique sur cette politique de promotion de l'alsacien qui est menée à Schweighouse, mais dans l'ensemble de l'Alsace, car si c'est ainsi que l'on veut sauver l'alsacien ... c'est mal barré.

 

 

 

Notre dialecte est lui même mal barré, il est même en déclin et bientôt en voie de disparition ... mais mince ça faut pas trop le dire ... ça ne se fait pas. Pourtant, c'est la réalité : de génération en génération, le dialecte se perd et à ce rythme-là, dans 50 ans l'alsacien ne sera plus qu'un souvenir.

 

 

 

Mais que l'on se rassure, le souvenir est déjà entretenu par Marcel Schmitt et par Schweighouse Autrement.

 

 

 

Leur politique en faveur du bilinguisme n'est en rien une promotion de notre dialecte, mais ce que j’appelle une momification.

 

 

 

Alors d'accord, c'est bien de savoir que Schweighouse en alsacien c'est Schweighüse, mais est-ce que cela va donner envie aux nouvelles générations de parler ou d'apprendre l'alsacien?

 

 

 

J'en doute, car déjà cette politique soi disant en faveur de l'alsacien est assortie à de nombreux clichés allant des nids de cigogne aux coiffes alsaciennes qui ne parlent pas ou plus du tout.

 

Deuxièmement, l'alsacien est progressivement remplacé par l'allemand. La preuveça  n,'est pas le dialecte qui est enseigné dans nos classes bilingues, mais bien l'allemand.

 

 

 

Et enfin, notre dialecte, avec ce genre de promotion, va mourir, car la relève n'est pas assurée. En effet, il  est vivant en grande partie parce que les gens le parlent, mais aussi parce qu'on a une quantité d'artistes qui le font vivre.

 

 

 

Hélas, ils ne sont plus tout jeunes. Car une fois que les Roger Sieffer, Tomi Ungerrer ou Huguette Dreikauss ne seront plus là (mais espérons pas tout de suite), qui va les remplacer ?

 

 

 

Pour le moment personne.

 

 

 

Pourtant en Alsace en général, et à Schweighouse en particulier, ona les moyens de faire émerger de nouveaux et jeunes artistes qui pourraient donner un visage novateur à l'alsacien, plus adapté au XXI siècle et qui séduiraient les futures générations.

 

 

 

Mais pour cela il faut investir dans une ambitieuse politique culturelle ... mais Marcel Schmitt et Schweighouse Autrement, comme vous le savez, on fait une croix là-dessus, comme nous le verrons la semaine prochaine.

 

 

 

 

 

 

Kevin-002-copie-1Kévin Kennel.

 

 

 

 

 

Des citoyens schweighousiens
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