22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 10:00

Citoyennes, citoyens,


La troisième étape de notre "tour du propriétaire" nous amène à la Maison Bock, au 2, Rue du Temple.

Peut-être d'ailleurs faudrait-il l'appeler Maison Handschuhmacher, du nom des frères qui l'ont acquise pour une courte durée et qui, selon l'équipe municipale, auraient décidé de la céder à la commune. Ce détail avait intrigué voire choqué plusieurs citoyens qui se demandaient comment un bien immobilier dont l'actuel Adjoint aux Travaux, Alain Bock, était l'un des héritiers, avait bien pu être acheté par la commune si peu de temps après les élections municipales, après avoir été si longtemps en souffrance.
Peut-être l'intéressé (Alain Bock, donc) pourra-t-il nous éclairer sur ce point.

C'est  à l'occasion du Conseil Municipal du 20 octobre 2008 que ce bien a été acheté. D'une superficie totale de 33.91 ares, la propriété comprend une maison d'habitation de 1883, ainsi qu'une petite dépendance et surtout un terrain, avec notamment un ancien verger.
   
Maison Bock
L'estimation des Domaines n'a même pas été livrée lors de la séance du C.M. Dommage que l'opposition n'ait pas eu le réflexe de la demander, mais il est vrai que le contexte était très particulier, puisque nous étions alors en pleine polémique au sujet de l'avenir du Relais Culturel Expressions Communes, aggravée par une sombre histoire entre Etienne Weber et Jean Gorzelanczyk.
Toujours est-il que l'équipe Schmitt a proposé la somme proprement faramineuse de 330 000 euros.



Pour quoi faire? A l'époque, pas de projet précis. Mais, c'est promis, dès que le projet sera établi, l'opposition sera associée...Il y a bien l'idée d'un verger-école, mais c'est maigre. Une certitude toutefois: la bâtisse ne sera pas détruite, mais rénovée. Peut-être pour une bibliothèque. La cour pourrait recevoir des parkings.


Lors du "tour du propriétaire" du 31 octobre, je n'ai pas eu le privilège de pénétrer dans l'enceinte de la propriété, n'étant pas habilité officiellement à participer à cette curieuse "réunion de travail" à laquelle la presse était conviée!
J'ai pu toutefois glaner une phrase intéressante de Marcel Schmitt au sujet de la réhabilitation de cette maison, phrase qui reviendra à plusieurs reprises d'ailleurs tout au long de cette matinée: "Le jour où les finances le permettront". Il faut croire que le Maire et son équipe prennent enfin la mesure du coût exorbitant de leur soi disant politique d'acquisition.
En effet, la rénovation d'une telle maison exigerait un investissement très lourd, en particulier si elle devient la nouvelle bibliothèque municipale.

Dans l'article des DNA consacré à cette tournée des acquisitions et aménagements, on  peut lire une autre phrase du Maire: "De toute manière, la maison sera encore là dans dix ans".
Donc, si je comprends bien, il n'y a en fait aucun projet prévu, aucune vision à moyen ou long terme, il s'agit d'une acquisition dont la destination ne sera pas connue sous la mandature Schmitt. On laisse aux suivants le soin de décider et d'engager les travaux...si les finances le permettent, je veux dire si Marcel et ses élus ont laissé quelques deniers dans les caisses de la commune!

Il serait tout de même préférable d'annoncer clairement les choses dès le départ plutôt que de faire croire dans un premier temps qu'un projet se prépare et qu'il sera dévoilé bientôt, pour ensuite reconnaître qu'il n'y a pas de projet et que ce sont les suivants qui auront à en décider.



La prochaine et quatrième étape du "tour du propriétaire" pourra-t-elle nous réconcilier quelque peu avec la démarche de l'équipe en place?

Si je vous dis qu'il s'agit de la Maison Zinck, vous pensez que c'est possible, probable ou bien complètement exclu?

La réponse demain.

Vincent FAVRE.

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