9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 10:00

Bonjour à tous, citoyennes et citoyens,

 

2008-02-9-Manif-Mairie-009


Nous ne pouvons malheureusement satisfaire en une seule fois toutes les demandes d'inscription à la liste des participants tant l'affluence est importante.
Comme chaque neuf du mois, nous ne publions que cinq nouveaux inscrits, et pas des moindres.
Voyez plutôt.


Roland BARTHES
Dans son  ouvrage sans doute le plus célèbre, intitulé Mythologies (1957), le sémiologue structuraliste n'a malheureusement pas publié l'intégralité des textes qu'il avait écrits de 1954 à 1956. On sait aujourd'hui de source sûre que l'un des trois articles refusés par l'éditeur s'intitule "KBB" (comme Knack Bière Bretzel), qu'il a été directement inspiré par le Messti de Schweighouse auquel l'écrivain a assisté en 1953, et qu'un élu de la majorité municipale actuelle en garde jalousement un double, peut-être à cause de son homophonie avec l'auteur, ou bien espérant un jour en retirer un bon prix (et devenir une sorte de richard) , ou encore par peur que son contenu, paraît-il subversif, soit révélé au grand public, ou enfin pensant détenir là une sorte de recette de cuisine encore non déchiffrée, allez savoir.



Alain BASHUNG
L' auteur, compositeur et interprète français sans doute le plus énigmatique et le plus inspiré de sa génération, est connu du grand public pour  avoir chanté des succès comme Gaby oh Gaby (1980) ou Osez Joséphine (1991), mais aussi Ma petite entreprise (1994), dont l'histoire est liée à celle de Schweighouse. Revenu en effet en 1993 sur les lieux de son enfance, du côté de Wingersheim, il en profita pour découvrir un peu plus la région en toute discrétion, ce qui l'amena dans notre commune (un peu par hasard, certes, mais qui croit encore au hasard?)  et en particulier dans la rue du général de Gaulle où un commerçant de l'époque, original, inventif et optimiste de nature, avait placardé cette formule "Ma petite entreprise ne connaît pas la crise", ce qui , en pleine récession économique (déjà à l'époque), ne manquait pas de courage. La formule plut à l'artiste qui demanda à l'auteur l'autorisation de l'emprunter pour une chanson, ce qu'il accepta en échange toutefois d'un petit concert gratuit afin d'attirer les clients, le jour de la fête de la musique. Beaucoup de Schweighousiens pensent encore avoir vu un sosie ce jour là, mais non, c'était bien lui, le vrai, le seul, l'unique, qui nous manque.



Alphonse DAUDET
Populaire pour avoir écrit (en partie seulement) Les lettres de mon moulin (1869) grâce auxquelles il a immortalisé la chèvre de Monsieur Seguin, l'écrivain et auteur dramatique a su très vite qu'il avait une admiratrice à Schweighouse, pour la simple et bonne raison qu'il a entretenu avec elle une correspondance dont deux biographes font mention. Correspondance aussi riche qu'éphémère puisqu'elle n'a duré que pendant la première moitié de l'année 1870, jusqu'à la guerre contre la Prusse. Elle fut interrompue brutalement par la disparition énigmatique de cette femme qui avait commencé, avec l'autorisation de l'écrivain provençal, un équivalent alsacien de son ouvrage, exhumant des histoires anciennes que ses parents lui lisaient au coin du feu, croquant tel personnage haut en couleur de son village, décrivant avec sensualité les paysages familiers. On ignore ce qu'est devenu le manuscrit.



Marguerite de NAVARRE
Soeur aînée du roi François Ier, auteur entre autres de L'Heptameron (1515?1545?), à ne pas confondre avec son homonyme plus connue peut-être (la "reine Margot", épouse de Henri IV), Marguerite de Valois ou d'Angoulême apparaît comme une des premières femmes de lettres françaises. Protectrice des humanistes et proche du groupe de Meaux qui tente de réformer le christianisme sans rompre avec l'Eglise, elle a su s'entourer de personnes fidèles, dévouées et reconnaissantes, comme son valet de chambre Simon Sylvius, originaire des Pays-Bas, qui l'a accompagnée jusqu'à la fin et qui a appris par coeur les 72 nouvelles de l'oeuvre citée plus haut. Après la mort de sa maîtresse, arrivé sans trop savoir comment à Schweighouse (mais peu importe ici), il a transmis oralement ces textes à ses enfants, qui eux-mêmes les ont  enseignés  à    leur descendance et ainsi de suite jusqu'au
dernier héritier, disparu en 1983, qui pouvait encore réciter l'oeuvre entière.

 

 

 

John FORD

Le réalisateur américain, sans doute l'auteur de westerns le plus célèbre, avec des chefs d'oeuvre comme La Chevauchée fantastique (1939) ou Rio Grande (1950), a filmé le débarquement en Normandie en 1944, pour suivre ensuite en  1945 l 'armée de Patton, en direction de l'Allemagne. Profitant d'une journée de repos, il parcourut l'Alsace du Nord et planta sa caméra dans plusieurs villages, dont Schweighouse. Il en tira un petit film paraît-il très émouvant, montrant les décombres où jouent des enfants, les visages partagés entre crainte, soulagement et joie intense, des drapeaux que l'on brûle et d'autres que l'on brandit, la vie rurale qui reprend peu à peu son cours normal., la Moder qui continue de couler, comme avant... Seuls quelques privilégiés ont eu la chance de le visionner.

 

 

 

Peu de communes de France peuvent se flatter de compter dans leurs rangs des citoyens d'honneur aussi respectables et illustres!

Tâchons, chaque jour, d'en être dignes.

 

 

Vincent-002-copie-1Vincent FAVRE.

commentaires

Vincent FAVRE 18/09/2009 14:35

Mélanie,Nous parlons bien du même R.Barthes, avec "es" à la fin...Car il ne faut pas trop compter sur son homophone pour encourager le retour d'une programmation culturelle de qualité dans notre commune.D'ailleurs, ce soir, l'équipe du blog sera dignement représentée au Centre Kauefling pour le lancement de la saison culturelle!Un grand moment en perspective dont nous ne manquerons pas de vous parler, évidemment...Continuez à réagir!Vincent FAVRE.

Mélanie 18/09/2009 13:07

N'oublions pas de préciser l'amour inconditionnel de Monsieur R. Barthes pour le spectacle vivant, le théâtre engagé et brechtien ainsi que la culture ! Un exemple à suivre ? Sans aucun doute. On attends toujours.

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