Bonjour à tous, citoyens de la commune et d'ailleurs,
Je voudrais vous parler un peu de la danse africaine à Schweighouse-sur-Moder. Les épreuves qu'elle a traversées depuis le mois de janvier se révèlent en effet plutôt instructives et tout Ã
fait révélatrices de ce qu'il faut bien appeler le schmittisme (mais nous aurons l'occasion de développer ce point précis une autre fois).
1 Une activité miraculée...pour des raisons qui restent obscures.
Pour des raisons qui demeurent aujourd'hui inconnues, cette activité avait eu la chance de faire partie des quelques rescapés du massacre orchestré par Marcel Schmitt et son
équipe contre le Relais Culturel et Ecole de Musique Expressions Communes.
Elle avait échappé à la destruction, sort révervé à tant d'activités pourtant enrichissantes, épanouissantes et populaires comme les ateliers de lecture ou d'écriture, le théâtre, les arts
plastiques ou encore les marionnetes pour n'en citer que quelques unes.
Elle subsistait donc , mais cette fois dans le cadre de LA MUSE (L'Association Musicale de Schweighouse et Environs), nouvelle structure que l'équipe en place s'était empressée de
créer dès le 19 janvier 2009, sur les décombres encore fumants de feu le Relais Culturel. Ni association libre et indépendante, ni école de musique municipale, ni école de musique tout court,
puisqu'elle englobe aussi la danse voire, plus tard du théâtre. Une organisation finalement paramunicipale, sorte de nouveau Relais Culturel qui ne dit pas son nom.
Pourtant, force est de constater que la danse africaine n'a pas été traitée de la même manière que les autres activités, comme les cours de musique, de chant et d'instruments.
2 Une activité "oubliée", délaissée voire méprisée.
La danse africaine a souffert, comme tant d'autres, d'une communication déplorable pour ne pas dire inexistante.
Ainsi, il est arrivé que les personnes inscrites n'aient pas été prévenues de l'absence du professeur de danse et se soient donc déplacées pour rien, alors que la municipalité avait été
contactée par ledit professeur. Sachant qu'une proportion non négligeable de participants vient de loin pour suivre cet atelier, on imagine les désagréments occasionnés par cette négligeance.
Du temps regretté d'Expressions Communes, une communication écrite régulière, claire et fiable existait.
De même que chaque année, en fin de saison, donc au mois de juin, dans la grande salle du Centre Culturel et Sportif, les "ateliers en fête" étaient l'occasion pour tous de mesurer le chemin
accompli par les jeunes et les moins jeunes, tout en passant un agréable moment d'émotion, de convivalité, de partage, de rencontres,et de découvertes. La danse africaine y occupait une place
toute particulière, du fait à la fois de ses participants qui en plus d'être nombreux appartiennent à des générations différentes, mais aussi à cause de la danse elle-même, qui dégage force
et grâce en même temps, au rythme endiablé de la percussion de Jean-Louis, leur professeur.
Cette année, la danse africaine a comme par hasard été "oubliée" par la Muse et la municipalité. Rien n'avait été prévu pour que les élèves puissent exprimer leur passion et partager leur
savor-faire avec les amis, parents et autres . Il a fallu que des parents d'élèves bien avisés se rappellent au bon souvenir de ces décideurs. Or, que leur propose-t-on, après
insistance? De se produire dans la salle de danse où les cours sont donnés! Quiconque y a déjà mis les pieds comprend qu'il est tout simplement impossible d'imaginer une prestation en
public dans ce lieu, pour des raisons évidentes de place, de confort et de sécurité. Donc, nouvelle charge pour obtenir finalement que la prestation se déroule dans la salle de judo, au
premier étage du Centre Culturel et Sportif.Mais une bonne partie des membres n'a pas été informée.
Malgré ces conditions déplorables, la fête de fin d'année a été une réussite, grâce au talent du professeur et à l'énergie communicative des élèves, adultes et
jeunes. Les photographies ci-dessous l'attestent.
Inutile de préciser que pas un seul représentant de la Muse ou de l'équipe municipale n'a daigné se déplacer: une réunion au sommet sans doute...
Mais après ce moment chaleureux, quel avenir pour la danse africaine?
3 Une activité reléguée au rang d'"association extérieure".
Désormais, Marcel Schmitt et son improbable équipe ont décidé qu'il y avait des "associations extérieures". La danse africaine semble être la première de la liste. Et d'ailleurs la seule
pour l'instant, puisqu'aussi bien la municipalité n'a pas été capable d'en citer d'autres.
Mais quelle définition la municipalité propose-t-elle pour cette appellation? Que met-elle derrière ce nom? Extérieure à quoi? A la commune? Et selon quels critères? Le siège de
l'association? Ses membres? Ses intervenants?
Mais alors la Muse n'est-elle pas aussi une assocation extérieure? De nombreux intervenants, voire la totalité, viennent d'autres communes que celle de Schweighouse, de nombreux enfants qui
suivent les cours aussi. Quant au siège, il se trouve à Uhlwiller...Nous pourrions dire à peu près la même chose du judo ou de quasiment toutes les associations finalement.
Ce statut nouveau apporte l'immense avantage à la danse africaine...de devoir payer la salle de danse, alors qu'elle l'occupait gracieusement jusque-là . Ce sera 8 euros l'heure. Bien sûr, la
municipalité a beau jeu de dire que le tarif est peu élevé, la réalité est là : le prix passe de 0 à 8 euros! Je serais curieux de connaître les tarifs pour les associations "intérieures".
Quels sont les avantages pour la danse africaine? Une plus grande indépendance? Elle n'avait pas que je sache été jusque là inquiétée quant à ses marges de manoeuvre (je veux dire avant la
destruction d'Expressions Communes). Une meilleure disponibilité de la grande salle du Centre Culturel comme d'aucuns le pensent? Je ne vois toujours pas en quoi cela aurait un quelconque
rapport.
En vérité, Schmitt et consorts pourront toujours raconter ce qu'ils veulent du haut de leurs tribunes officielles , nous affirmer par exemple que ce changement résulte d'un choix de la
part de l'intervenant qui fonctionne ainsi ailleurs, il paraît évident que les raisons véritables sont autres. C'est bien en effet le peu de confiance qu'ils inspirent, le peu
d'intérêt qu'ils portent et le peu de respect qu'ils manifestent à l'égard de cette activité qui expliquent ce nouveau statut.
Voilà comment l'on parle (ou comment l'on ne parle pas, ce qui peut-être est pire) aux associations ou activités qui ne sont pas du bon côté, celles qui sentent le soufre pour avoir vu le jour
dans le giron d'Expressions Communes et qui par là sont connotées élitistes ou je ne sais encore quelle imbécilité démagogique qui relève de l'ignorance crasse la plus détestable, mais qui
sans doute doit flatter ceux qui ne sortent jamais au grand jamais de leur trou, ceux qui n'ont pas besoin de voir pour savoir, ceux qui connaissent tout sur tout et même plus, pour qui la poésie
et la grâce sont sans doute des gros mots!
Soyez vigilants, vous qui appartenez à une association, car ce qui arrive à l'une aujourd'hui peut arriver à l'autre demain.
Une tentative de contrôle et de mise en concurrence des associations est en marche dans notre commune, avec bientôt la mise en place de critères dont la performance et les résultats (oui la
performance et les résultats) ne seront pas absents et même en bonne place, et qui conditionneront les subventions. Sans parler d'une nouvelle convention pour chacune, négociée association
par association, qui sous prétexte de mise en conformité avec la loi, n'est autre chose qu'une volonté de mise sous tutelle.
Mais cela sera développé dans un autre article qui viendra bientôt sur le blog, plus précisément le compte rendu du dernier conseil municipal.
Malgré toutes ces embûches, je souhaite bon vent à la danse africaine à Schweighouse!
Vincent FAVRE.
Joséphine et les autres citoyens,
En effet, le manque d'ouverture est une des caractéristiques de cette municipalité.
"Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part", qui voient le monde par le petit bout de la lorgnette, mais qui bien sûr s'autoproclament haut et fort humanistes, tolérants, antiracistes et que sais-je encore!
Il semble bien par ailleurs que pour Marcel Schmitt, tout ce qui est Alsacien est bon à prendre, bon en soi, intrinsèquement, par nature, par définition. Ainsi, un spectacle, même très mauvais, qui ne vaut pas un clou, vulgaire, démagogue ou sans intérêt, s'il est dit en alsacien, alors il devient tout à coup passionnant!
Peut-être la dans alsacienne fera-t-elle bientôt une entrée fracassante à LA MUSE.
Et nous aurons droit à de cholis spectacles, que nous regarderons émus, mais sans pouvoir applaudir vraiment ni dire bravo...à cause des knacks que nous serons en train de déguster, comme dans toute fête schmittienne qui se respecte.
Yo Marcel, tu nous fais rêver avec tes trouvailles, tes audaces, tes innovations, tes surprises.
Tu vois vraiment en grand, tu es un visionnaire, tiens, voilà , c'est ça!
Citoyens, ne vous endormez pas sous le soleil de l'été: la vigilance reste plus que jamais nécessaire.
Tenez-vous prêts!
Vincent FAVRE.